L'amour aux mille couleurs - Roman lesbien

Romance contemporaine

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Alexandra Mac Kargan EI

Je la déteste ! Mais je suis le papillon, elle est la lumière…

Alors qu’on nous escorte vers mes toiles, je tremble de tout mon corps ! La foule qui a envahi la galerie m’oppresse. Si seulement l’un d’eux pouvait s’intéresser à mes œuvres…
Mon premier vernissage d’importance ! J’en suis le petit poucet. Aucune chance de faire la moindre vente. Pourtant, nous avons un cruel besoin d’oxygène. Ma femme dépense sans compter, convaincue que je vais faire fortune. J’en doute fort et la situation devient insoutenable ! Ses caprices incessants m’épuisent. Je suis à bout…
Mon cœur manque un battement : une invitée, sublime, paraît fascinée par ma première toile et engage la conversation. Une merveilleuse déesse grecque ! Fais un effort, Éloïse ! Focus sur ses mots. Je crains que ma femme la fasse fuir avec son insistance déplacée. Profondément agacée, l’inconnue l’éloigne, avec un prétexte, en quelques secondes. Soulagée, je me contente de répondre à ses questions. Profiter de son regard bienveillant, de la douceur de ses compliments, de sa silhouette à damner une sainte est un pur bonheur.
Et puis, tout dérape…
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  • Éloïse, artiste-peintre

    Sa sensibilité s'exprime dans ses toiles et lui confère une certaine vulnérabilité dans la vie. Mais elle apprend vite. Passé la déception, elle prend son destin en mains !
    Gare à celles qui oublieront de la respecter !

  • Roxane, milliardaire qui s'ignore ou presque...

    Elle vit simplement la plupart du temps. Son seul péché mignon est son amour de l'art et de la peinture en particulier !
    Un caractère bien trempé qui lui joue parfois des tours mais un coeur en or !

  • Carine dans "L'amour aux mille couleurs" d'Alexandra Mac Kargan

    Carine...

    L'argent est son dieu. Elle est prête à tout pour mener la grande vie.
    A tout... et au pire aussi !

  • Soyez la première !

    .... à suivre ...

L'avis des lectrices !

Soyez la première!

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  • Ebook : 5,49e

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    * format Kindle
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Vous en voulez plus ? Voici des extraits :

ÉLOÏSE — Appartement du couple dans le 19e arrondissement de Paris, près des Buttes-Chaumont.

Mes mains tremblent alors que je tente de me maquiller. Je pose mon mascara, sans même regarder où, et ferme les yeux. Clac ! Il est tombé sur le carrelage. J’essaie de me calmer mais mes pensées tournent en boucle. Je suis morte de trouille ! Ce vernissage est la chance de ma vie : exposer mes tableaux dans une galerie cotée à Paris ! Si je pouvais en vendre au moins un, cela nous rendrait bien service. Je ne sais même pas comment je vais payer le loyer dans deux semaines.
Mon visage dans le miroir me fait peur lui aussi. Où est passée ma joie de vivre ? Cette étincelle dans mes yeux qui séduisait tout mon entourage a disparu. Trop de soucis, depuis trop longtemps. Je ne comprends toujours pas comment on peut se retrouver à avoir autant de problèmes d’argent avec le salaire mirifique de Carine. Un soupir me contredit et m’empêche de me voiler la face : plus elle gagne, plus elle consomme, plus elle fait des crédits pour gaspiller encore plus. Son goût du luxe et des plaisirs nous perdra. Sa dernière folie : un home cinéma d’une marque de prestige, totalement hors de prix !

ROXANE — Suite de l’hôtel Vellini, Place de la Concorde. Paris.

Le groom rentre mes valises dans la suite et j’attends son départ avec impatience. J’ai besoin de calme. Paris est bien trop bruyant pour moi, désormais. Sans compter les embouteillages, l’air pollué, le snobisme ambiant. Seuls, les vernissages de jeunes artistes peuvent encore m’attirer dans cet enfer. Dès qu’il a refermé la porte, je m’assieds sur le sofa moelleux et terriblement design pour savourer le silence. Cette suite fait partie des dernières rénovations et l’insonorisation est juste parfaite. Le fait qu’elle coûte un bras devient, à cet instant, tout à fait secondaire. Je déteste dépenser sans que ce soit justifié. Milliardaire ou pas, ce n’est pas une raison pour jeter l’argent par les fenêtres.
Mon seul péché mignon, les tableaux ! Pas forcément de grands maîtres. J’en ai quelques-uns qui restent sous clef, enfin dans un coffre-fort à la banque. Quel intérêt ? Investissement, certes. Mais où est le plaisir si on ne peut pas en profiter ? Les jeunes artistes ont cet avantage : je les achète pour un prix correct et je peux en décorer mon manoir ! Et puis, à force de les côtoyer, j’ai embauché une directrice de collection pour faire des expositions de temps en temps. Le contraste entre les peintures modernes et le style ancien de ma demeure me fascine toujours autant.
Tout comme l’observation de l’évolution de leur personnalité. La plupart finissent par prendre le melon et être imbuvables. Les exceptions se comptent sur les doigts d’une main. Allez, trêve de rêvasseries ! Un bain relaxant me fera le plus grand bien avant le vernissage de ce soir.

ROXANE — première rencontre

Un rictus satisfait incurve mes lèvres : me revoilà devant cette nouvelle artiste. Son nom est déjà gravé dans ma mémoire : Éloïse Marret. Un prénom délicieusement désuet. Sa fiche d’introduction m’apporte quelques informations et sa photo me fascine tout autant que ses œuvres. Un sourire énigmatique, une œillade interrogatrice, une rousse aux iris évocateurs de saphirs… Mon péché mignon !
— Roxane ?
Je me retourne vers Gaëlle et je me perds dans un regard bleu horizon à tomber par terre.
— Je vous présente Éloïse Marret dont vous pouvez admirer les toiles. Je vous laisse, j’ai beaucoup à faire.
Elle n’est même pas entrée dans mon champ de vision qu’elle repart.
— Enchantée, Madame Marret.
Un air avenant et un signe de tête me répondent.
— Ma femme est très timide, Madame Kéripati. Excusez-la. Carine Lepetit, la muse de l’artiste comme on pourrait dire. Nous sommes ravies de faire votre connaissance.
Je toise l’intruse de haut en bas. Une blonde sans saveur avec un sourire Colgate, littéralement carnassier. Pour le coup, ma salutation du chef est assez froide. Je reviens à Éloïse qui a méchamment rougi mais n’a pas ajouté un mot. Comment la détendre ?
— Que pensez-vous de nos toiles ?
Nos ? Elle accapare un peu trop l’espace, celle-là, et m’agace prodigieusement.
— Madame Lepetit, j’estime qu’il serait judicieux que vous nous rameniez du champagne et quelques petits fours.
Elle tique en regardant le buffet pris d’assaut par nombre d’invités. Elle va y passer un petit moment et cela me convient tout à fait.